Salwa Belamine

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D’où venez-vous et où vivez vous?

Je suis née à Casablanca (Maroc), j’ai grandi à Genève (Suisse) et à Metz (France).

Aujourd’hui, je vis à Casablanca et ce depuis 15 ans.

 

Avez-vous été influencée sur votre choix d’études ? Si oui, par qui ?

Je souhaitais après mon bac intégrer l’Ecole Boulle à Paris pour étudier l’architecture intérieure, mais mon père a insisté pour que je fasse des études plus classiques, tournées vers l’Economie et le business, ce que j’ai fait et ce sans regret aujourd’hui.

 

Votre activité d’aujourd’hui est-elle celle qui vous a toujours passionnée depuis votre jeunesse ?

Je fais du marketing depuis mon 1er stage en entreprise et j’ai tout de suite été passionnée par le métier; j’aime observer le comportement humain, l’analyser et créer. J’aime aussi ce métier parce que c’est un métier de communication, je rencontre des gens extraordinaires de tous horizons, tant des dirigeants de grandes entreprises que des artistes, ce sont la plupart du temps des rencontres très enrichissantes intellectuellement et humainement.

 

Quels ont été vos modèles durant votre jeunesse ?

Mes parents ont toujours été mon modèle pour leur esprit d’entrepreneurs ; lorsque j’étais enfant, rien n’a jamais été figé, nous étions toujours prêts à partir pour suivre mon père, homme d’affaires à l’époque, s’il avait une nouvelle opportunité.

Aussi pour leur côté épicurien, les plaisirs simples de la vie sont primordiaux dans la famille, comme la bonne chair, la musique, les fêtes.

Enfin et surtout pour leur grande ouverture d’esprit : ils m’ont appris à être curieuse et tolérante, j’ai pu grâce à eux voyager très jeune seule et m’ouvrir aux autres.

 

Quel a été votre parcours en France? Qu’est ce qui a motivé votre retour au Maroc ?

J’ai fait des études à l’Université en Sciences Economiques et gestion puis en Langues Etrangères Appliquées. J’ai aussi pu faire ma 3ème année en Espagne grâce aux échanges Erasmus, ce qui a été une expérience très riche.

Mon retour au Maroc a d’abord été un hasard, je prévoyais d’aller aux Etats-Unis ou en Espagne démarrer ma carrière, mais on m’a proposé un stage de fin d’études à Casablanca que j’ai accepté.

J’ai tout de suite été séduite, je voyais qu’il y avait tant d’opportunités de développement de carrière ici qu’on ne trouvait plus en Europe.

Les choses se sont donc faites plutôt naturellement, je n’ai jamais perdu mon identité Marocaine bien qu’ayant vécu à l’étranger et j’étais ravie de revenir aux sources.

 

Depuis vos débuts qu’est ce qui a le plus changé dans votre façon de mener à bien vos projets ?

Pas grand-chose finalement, j’ai toujours été très organisée et déterminée, j’ai juste acquis plus d’expérience, ce qui me permet de prendre des décisions beaucoup plus rapidement.

 

Selon vous, entreprendre c’est quoi ?

Entreprendre c’est penser autrement, innover et surprendre. C’est aussi challenger les équipes sur un projet parce qu’on ne travaille jamais seul.

 

Le fait d’être une femme a-t-il été plus un avantage ou un inconvénient pour votre carrière?

Cela n’a été ni un frein ni un accélérateur pour moi, je n’ai jamais senti quelque discrimination que ce soit. Le seul avantage sur les hommes dans ce métier pourrait être que les femmes ont une sensibilité et un sens du détail plus aboutis.

 

Les hommes ont-ils été, pour vous, un moteur ou plutôt un frein ?

Les hommes ont toujours été un moteur. A commencer par mon père qui m’a toujours beaucoup valorisée et mise en avant, ce qui m’a donné de la confiance en moi.

Ensuite dans mon entourage professionnel, j’ai eu souvent des managers très bienveillants, qui m’ont fait confiance et ce depuis ma toute 1ere expérience professionnelle, ce qui m’a permis de démontrer mes capacités et développer ma carrière rapidement.

Enfin mon époux est lui aussi moteur puisqu’il m’a toujours poussée en avant et soutenue dans tous mes choix.

 

Quelles sont les personnes qui vous inspirent ?

Les artistes en règle générale m’inspirent par leur façon de penser autrement.

 

Quelles femmes vous donnent envie de collaborer avec elles (tous domaines confondus) ?

Avec toutes les femmes qui mènent de front leur vie, sans fatalisme et laisser aller.

 

Si vous deviez donner un conseil aux générations suivantes de jeunes femmes que diriez-vous ?

Etudier, voyager pour s’ouvrir aux autres afin de gagner au final son indépendance et donc sa liberté.

 

Quels sont les champs susceptibles de vous intéresser et que vous n’avez toujours pas explorés ?

L’art m’a toujours attiré, la photographie particulièrement.

 

Citez nous les trois derniers livres qui vous ont marquée

J’ai découvert l’écrivain marocain Fouad Laroui récemment, j’ai d’abord lu « Une Année chez les Français ». J’ai adoré son humour caustique et sa façon de dépeindre les pesanteurs de la société marocaine. J’ai enchaîné avec sa trilogie « Les dents du topographe », « De quel amour blessé » et « Méfiez-vous des parachutistes ».

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